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Presque Tout Sinon Rien
(version 5 danseurs) 2009

Presse

Danse. Un hymne à la grâce / 25 avril 2010 - LE TELEGRAMME

La performance scénique était physique et visuelle. Totale et épurée d'artifice. Sur des airs de Björk et Stravinsky, le spectacle "Presque tout sinon rien", vendredi soir, à l'Archipel, était bluffant.
"Merci pour ce moment de danse. Beaucoup de plaisir. Quelle souplesse". Des mots griffonnés sur un coin du livre d'or. Simple et discret à la fois, qui iront probablement droit au coeur de Gilles Schamber, danseur et clef de voûte de la pièce "Presque tout sinon rien: Babel et le sacre". Il y fait cohabiter Annabelle, danseuse de hip-hop, Sandra, de formation classique, Audrey, venue de la danse contemporaine et Tara, venue du tango. "Je ne veux pas m'imaginer la danse comme un style. Chacun amène sa culture. Après, il nous faut rechercher cette osmose. Une gestuelle différente dans un phrasé commun. Le mythe de Babel vient de là. L'union est possible si tout le monde fait des concessions et se rapproche du vécu artistique de son partenaire", explique Gilles Schamber.

Le Sacre du printemps: les louves dans la meute
Il est rejoint sur la scène par cinq autres danseurs, de formation différente. Le Sacre du printemps de Stravinsky sonne aux oreilles du public. Tantôt poignante et contrastée, la pièce désacralise les codes de la danse contemporaine. Le label Gilles Schamber mériterait d'être déposé au plus vite. La meute de «jeunes louves» sous les ordres du chef de la tribu, arpente la scène, soit en rampant, en ondulant ou en se traînant. Plaisir suprême. La scène du sacrifice de la jeune vierge est un bonheur pour les yeux. Les danseurs, jusqu'au dernier souffle, se livrent corps et âme à leur public. Danser jusqu'à l'épuisement. Est-ce le synonyme de la liberté retrouvée du corps ?
Christophe Marchand